🏠Les Transitions Urbaines ont désormais leur Fabrique
Les transitions urbaines ne sont plus à imaginer, elles sont à faire. Végétalisation massive de nos espaces urbains, valorisation des temps morts et adaptation du bâti, densification et recyclage urbain, protection du foncier contre les mécanismes spéculatifs, coopérations territoriales et solidarités du quotidien. Partout les initiatives fleurissent et les faiseuses et faiseurs de villes se fraient un chemin au travers de la complexité pour développer ces projets qui, l’un après l’autre, donnent forme concrète aux transitions urbaines qui sont autant écologiques, sociales que démocratiques.
Alors oui, tout cela avance, mais pas assez vite.
C’est pour cela que nous avons créé la Fabrique des transitions urbaines (la FTU, il nous fallait bien un acronyme). La FTU est une association sans but lucratif dont l’objectif est simple : accélérer les transitions de la fabrique de la ville. L’association va s’appuyer et élargir les actions menées par dixit.net depuis plusieurs années pour passer à une autre échelle :
- 🔎 Enquête et accompagnement de projets à impacts systémiques, pour capitaliser sur leurs apprentissages.
- 🔊 Diffusion via sa newsletter (la Let-TU), un podcast (là ), des éditions (ici) et des rencontres (par ici) pour passer le message des transitions à tous les étages de la fabrique de la ville, du citoyen au politique.
- 🏫 Formation, en s'impliquant dans des dispositifs de formation initiale et continue à destination des acteurs de la fabrique de la ville.
- 💬 Plaidoyer par des prises de position collective auprès des acteurs nationaux et locaux.
Je serai plus que jamais actif au sein de la FTU, aux côtés des autres membres que nous allons vous présenter dans les prochaines semaines. Ce petit collectif regroupe des professionnels de divers horizons qui pensent, décident et mettent en œuvre les transitions urbaines au quotidien.
Donc pas d’inquiétude si vous ne recevez plus les newsletters de dixit.net, c’est désormais la Lettre de la FTU (la Let-TU) qui prend le relais. Nous allons structurer progressivement notre organisation, volontairement légère, dans les prochaines semaines et vous expliquer comment vous pouvez aussi vous impliquer dans cette aventure. Vous pouvez commencer dès maintenant :
- À titre individuel, en profitant des vœux de début d’année pour appeler vos contacts à s’abonner à cette newsletter sur ftu.city, et en rejoignant dès maintenant la page Linkedin de la FTU !
- Via votre organisation en participant au financement de la FTU par un don (défiscalisé) ou l’organisation d’une conférence auprès de vos équipes, dirigeants ou réseau (contact@ftu.city)
— Sylvain Grisot
PS : Si vous êtes élu, nous vous invitons à signer l'appel de la fédération des SCoT pour une sobriété normative en matière de foncier. Parce que les élus locaux attendent une prise en compte du travail déjà réalisé sur leurs stratégies territoriales et des moyens pour les mettre en œuvre. Pas un nouveau changement des règles.
Les actualités de la FTU
- Le 26 janvier à Nantes (à l'Atelier Dulcie September), Petit Entretien de la FTU avec Jean Louis Kerouanton. Sylvain échangera avec ce spécialiste du patrimoine, pour l'interroger sur ce qui fait encore patrimoine à l'heure des transitions environnementales et sociales. Inscrivez-vous ici.
- Le 12 février à Paris (à Césure), Petit Entretien de la FTU avec Jérôme Denis. Sylvain accueillera ce professeur en sociologie pour le questionner sur le soin à apporter aux choses qui nous entourent en ville. Inscriptions par ici.
- Écoutez notre dernier podcast, avec Pierre Luc Baril, sur le "Chemin de Transition" écologique et sociale initiée sur le territoire de Laval au Québec.
- Retrouvez notre dernière publication : Naissance d'un parc, sur les premiers apprentissages du projet urbain de l'Île de Nantes.
Ă€ l'agenda
- 20 janvier à Paris : Colloque annuel de Fonciers-en-débat sur le thème Foncier et sols vivants? Reconcilier aménagement et fonctions écologiques des sols.
- 4 février partout en France : le jour de la carte. Une journée décentralisée et internationale, pour révéler le pouvoir démocratique des cartes. Citoyens, entreprises et institutions sont invitées à se mobiliser pour révéler l'invisible et transformer notre rapport aux territoires grâce aux cartes.
Et maintenant vous pouvez...
- Visualiser l’augmentation du risque de fortes chaleurs pour les personnes âgées en France entre aujourd’hui et 2050 grâce à cette carte interactive mise au point dans le cadre du Hackaton Météo France 2025. L’intersection entre population plus âgée et exposition croissante aux chaleurs extrêmes constitue un enjeu majeur de santé publique et d’aménagement du territoire.
- Lire l’article du Monde “La station de l’Alpes du Grand Serre dit adieu au ski”. La neige est sans doute l’une des ressources dont la disparition est la plus visible, mais ce n’est pas la seule. Alors que les stations de ski sont mises à l’arrêt, nous pouvons tous nous interroger : quelle est la “neige” sur laquelle repose l’économie de mon entreprise, de ma ville ou de mon territoire, sur laquelle il ne faudra plus compter dans les prochaines années ? Et comment repenser les modèles en conséquences ? Des questions aussi vertigineuses que le sommet du Mont Blanc.
- Écouter “Quartiers prioritaires, France périphérique ou territoires délaissés…" quels mots pour refléter au mieux la réalité des inégalités socio-spatiales ? L’émission "Va savoir" de France Culture explique en 3 min comment et de quoi on parle vraiment.
- Lire “Atlas féral. Histoires vraies et proliférantes de résistances aux infrastructures humaines” un bel ouvrage collectif coordonné par Anna Tsing (édition Wild Project).
“Celles et ceux qui mangent des ordures jouent un rôle sous-estimé dans la gestion des déchets. Comme toutes les décharges, celle de Kiteezi, dans la banlieue Kampala (Ouganda), est un paysage multi-espèces. Chaque jour, près de 1000 marabouts se rassemblent pour fouiller les ordures déposées par la flotte de collecteurs de déchets, privés et publics, de la ville. Les marabouts sont des oiseaux énormes, atteignant jusqu’à 1,50m de haut et pesant près de 9kg. Ils et elles planent dans le ciel de la ville, parcourent ses décharges et se perchent dans ses arbres - s’épanouissant au milieu des ordures de la ville.